Le blog de Marsuline

08 juin 2019

Sur les quais...

Retour au centre-ville pour une balade improvisée sur les quais Vauban à la recherche des célèbres petites briques disséminées de-ci, de-là...

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Venez combler les trous grâce à vos anciens légos à l'Atelier Dispatchwork avec Jan Vormann dans le cadre du festival Bien Urbain... du 8 au 23 juin à Besançon. 

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07 juin 2019

Ciels changeants...

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... de cette semaine !

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03 mai 2019

Khiva, hors les murs

Pas de programme pré-établi pour ce dernier jour à Khiva, si ce n'est le souhait de sortir d'Ichan Kala... 

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Le matin, il fait encore frisquet, c'est l'avantage du désert : on supporte un petit gilet... Profitons-en, cela ne va pas durer...

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Le long des remparts extérieurs de Khiva, nous retrouvons Bahor pour une visite impromptue du Palais d'été de Muhammad Rakhim Khan construit à la fin du XIXe siècle, situé à Kibla Tozabag à environ 2 kms au Sud-Ouest du centre. Nous y allons en taxi partagé. Nous montons à trois à l'arrière d'une petite fourgonnette déjà occupée par cinq personnes... Les questions fusent... Les Ouzbeks sont très curieux ! 

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Ce lieu est un petit coin de paradis, d'autant plus que nous sommes seuls...

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Cet endroit magique est un lieu de tournage de films, notamment pour le cinéma de Bollywood. 

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Grâce à Bahor, nous visitons ensuite une fabrique de tapis en soie dans la banlieue de Khiva. L'entreprise assure toutes les étapes du processus de fabrication : de l'élevage du ver jusqu'au tissage artisanal du tapis. 

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Nous tombons en pleine saison de la croissance du ver qui dure environ 4 semaines avant de former le cocon d'où va être tirer le fil de soie (environ 1200 mètres par cocon).

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Les vers sont encore petits, on leur donne des feuilles de mûriers très tendres 3 fois par jour à température constante dans des entrepôts frais et ventilés.

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En fin de journée, une balade improvisée dans les faubourgs est l'occasion de faire de belles rencontres :

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Le gardien des mausolées du Sayid Magrumjan Complex est tout fier de nous raconter en français qu'il a rencontré François Mitterrand en 1994 lors de sa visite officielle à Khiva.

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Le parc d'attractions à la soviétique est un lieu de villégiature très prisé. Mais la grande roue nous semble bien rouillée...

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La sortie des écoles, les garçons en uniformes...

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Et les petites filles en robes de fêtes...

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La maison traditionnelle des faubourgs...

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Le soir, un dernier regard sur le Kalta Minor, avant notre départ le lendemain vers Boukhara...

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02 mai 2019

Un petit tour en Karakalpakstan

République autonome, au nom imprononçable, elle fut créée de toutes pièces par les soviétiques en 1925 et s'étend d'Ourgentch vers Noukous, jusqu'à la mer d'Aral. De Khiva, une journée suffit pour rejoindre et visiter les forteresses du désert. 

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Au milieu de rien, se dresse le symbole d'une frontière illusoire...

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Nous traversons des villages traditionnels aux pratiques ancestrales avant d'atteindre la partie nord du désert de Kysyl Kum.

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Ayaz Kala, le premier ensemble de forteresses est le plus éloigné, mais aussi le plus spectaculaire...

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Toujours regarder où on met les pieds, car il y a des serpents dans le désert... mais on en a pas vu, seulement ces étranges petits lézards, appelés agames à tête de crapaud et à queue noire...

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Le royaume des dromadaires en liberté...

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Au camp de yourtes, près du parking, rencontre avec deux dromadaires affamés...

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Toprak Kala, la 2e forteresse est une ancienne cité royale du IIe siècle dont les fresques découvertes avant la seconde guerre mondiale sont au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg.

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Au loin, les montagnes Sultan Uiz Dag, lieu de pélerinage.

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Et toujours ce sel qui remonte à la surface...

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La 3e forteresse est la plus rénovée et se trouve un peu plus dans la plaine maraîchère. Non loin de Toprak Kala, Kyzyl Kala abritait sa garnison militaire. 

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  • Nous avions réservé cette excursion avec chauffeur et guide auprès d'une agence locale parlant anglais et un peu français : Golden Ring Travel, installée à Khiva. Nous n'avons pas été déçus, ce fut l'occasion de rencontrer notre "guide", Bahor, habitant en France à Lyon et développant sa propre agence de voyages éco-solidaires en Ouzbékistan et dans sa région natale : le Khorezm. Elle nous raconta les traditions de son village près de Noukous, les problèmes écologiques liées à l'asséchement de la mer d'Aral et à la monoculture du coton. Pour en savoir plus sur ce qu'elle propose, n'hésitez pas à faire un tour sur son très beau site internet : afor-voyage.org (Association France Ouzbékistan Racines).
  • On ne peut pas louer de voiture sans chauffeur en Ouzbékistan. La conduite est particulièrement "sportive" et peu réglementée. Les routes sont souvent défoncées. Il faut leur faire confiance car ils ont l'habitude... Notre chauffeur ne parlait ni anglais, ni français d'où l'intérêt d'avoir un "guide" pour pouvoir communiquer. Baham, notre chauffeur, nous a conduit jusqu'aux trois forteresses et proposé un repas dans un camp de yourtes aménagé en restaurant près du lac de Bustan où nous avons pu manger du poisson (l'unique fois de notre séjour). 

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       Un repas bien arrosé à la vodka et un beau visiteur qui attend sa part !

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01 mai 2019

Khiva, la ville fortifiée d'Ichan Kala

Ancienne oasis sur la route de la soie, la ville de Khiva, capitale de la région du Khorezm, est un véritable musée à ciel ouvert. Rénovée par les Russes dans la seconde moitié du XXe siècle et inscrite à l'UNESCO depuis 1990, ce lieu est vraiment unique et magique. Si vous avez la chance d'avoir un hôtel dans la ville fortifiée, tout peut se faire à pied et vous pourrez en profiter aux heures les moins touristiques...

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Laissez-vous porter à travers les ruelles entre madrasas, palais et minarets...

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Le fameux Kalta Minor, jamais achevé datant de 1851. Le khan Mohammed Amin le voulait très grand pour que l'on puisse voir jusqu'à Boukhara (environ 500 km).

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Profitez des spectacles de danse et musique traditionnelles organisés chaque jour dans la cour de Kouchna Ark, la résidence des khans (seigneurs) de Khiva...

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Grimpez sur les remparts et la tour de guet pour admirer la vue...

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Les méthodes de construction sont le pisé à base de terre et de branchages, les briques, les carreaux de céramiques et les majoliques.

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Se fondre dans les bleus du harem du palais Tosh Hovli...

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Se cacher dans l'impressionnante mosquée Juma avec ses 218 colonnes en bois sculpté dont certaines datent du Xe siècle...

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La plupart des monuments abritent différents petits musées : histoire, archéologie, musique, sciences naturelles... Ne manquez pas celui de la photographie avec une belle exposition de photos anciennes datant des années 1920... 

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Montez au sommet du minaret Islam Hodja (datant de 1910) et voir la ville s'étendre vers le désert...

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Se perdre dans le cimetière du mausolée de Pahlavon Mahmud...

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Khiva pratique :

  • Une journée suffit pour faire le tour d'Ichan Kala mais y rester plus longtemps est vraiment agréable. Nous y sommes restés 3 jours... se servant de Khiva comme base arrière pour d'autres excursions.
  • Un pass pour deux jours (15 euros par personne) vous permet de tout visiter (à prendre à la porte Ouest) : remparts, palais, musées et même de monter au sommet des deux minarets (si vous y arrivez car les escaliers sont vraiment rudes, même si vous êtes en bonne forme physique... j'ai dû abandonner...).
  • Il y a beaucoup (trop) de marchands dans les rues touristiques de Khiva. Vous trouverez cependant de belles pièces d'artisanat spécifiques à la région (suzanis, toques de moutons...). En fin d'après-midi, ils remballent leur stand vous permettant ainsi d'apprécier la ville autrement... 

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  • Les suzanis (pièces de coton brodée à la main aux motifs fleuris, le plus souvent une jetée de lit offerte par la mariée le jour J).

  • De plus en plus de familles réaménagent dans la ville fortifiée et redonnent vie à cette ville-musée dépeuplée. Notre hôtel était situé dans Ichan Kala, près des remparts entre la porte Nord et la porte Est, au calme : la Guest House Orzu où Shakir nous a accueilli dans sa maison familiale avec gentillesse et disponibilité.

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30 avril 2019

Tachkent, la capitale administrative

Tachkent, siège du pouvoir et des administrations, possède encore une allure soviétique avec ses grandes et larges avenues bordées de bâtiments officiels. Dès notre arrivée à l'aéroport, nous sommes surpris par ses innombrables espaces verts très bien entretenus. Nous y passons une agréable journée avant notre vol intérieur pour Urgentch/Khiva prévu le lendemain matin. Nous décidons de faire l'impasse sur les musées en privilégiant la balade à pied (on en profite, il ne fait pas encore trop chaud) et en métro (une des principales curiosités) en partant de l'impressionnant bazar Chorsu.

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Devant la coupole de la halle aux viandes et fromages, les marchands de pommes de terre dans leurs camions...

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A l'intérieur, une vraie ruche... On peut monter sur la coursive tout autour où se trouve les marchands d'épices et de fruits secs.

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Dehors, sous des halles ouvertes, les fruits et légumes...

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Les mûres acidulées et sucrées des mûriers blancs destinés aux vers à soie... C'est la pleine saison !

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Le jeune marchand de chou-fleur.

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Derrière le marché, notre première madrasa (madrasa Koukeldach) et notre première mosquée (Grande mosquée Juma du vendredi). Les premières d'une longue série... 

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Direction l'est de la ville par le métro et les belles stations de Navoi Pakhtator et Mustaqillik Maidoni.

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On passe devant le Musée d'Histoire des Peuples d'Ouzbékistan (ancien Musée Lénine)...

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... pour rejoindre la très agréable promenade "Broadway" où trône un incontournable camion à burgers.

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Puis atteindre Amir Timur Maidoni, place entièrement réaménagée par Karimov en 2010 qui fit enlever des dizaines de platanes centenaires...

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... afin d'avoir une vue dégagée sur le Dom Forum, bâtiment souvent fermé, construit à sa gloire pour accueillir évènements et invités exceptionnels.

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Mais néanmoins photogénique...

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... situé à côté de l'impressionnant Hôtel Uzbekistan :

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Tachkent pratique :

  • Si vous faites une étape, se loger à côté de l'aéroport, au sud de la ville. Le Grand Art Hotel, fait "le taf", propre et confortable pour environ 40 euros la nuit avec le petit déjeuner et un distributeur de billets.
  • Pour les taxis dans la ville (beiges à Tachkent), il suffit de lever la main sur la route (négocier toujours votre prix avant de monter...). Dès votre arrivée se munir de soums, la monnaie locale (10 000 soums = 1 euro ou 1 dollar). Vous trouverez des distributeurs dans les halls des grands hôtels. Vous paierez finalement beaucoup de choses en soums car la vie est très bon marché : le taxi, le métro (1200 soums le jeton), les restaurants... Réservez vos dollars ou euros pour le paiement des hôtels.
  • La présence policière est assez importante mais les policiers en tenue vert bouteille sont désormais là pour renseigner les touristes. Présents à chaque carrefour, dans le métro et les sites touristiques, ils ne nous ont jamais importuné, même quand je prenais des photos dans le métro ce qui est soit disant interdit.

Une adresse gourmande : Plov-Samsa.uz, Istikbol 8, Tachkent

Près d'un parc arboré, non loin du Dom Forum et de la Maison de la photographie, cette tchaikana (maison de thé) propose les grands classiques de la cuisine ouzbèque : plov (riz pilaf aux épices, légumes et viande de mouton), samsa (chaussons à la viande et aux oignons), chachlik (brochettes de viande hachée aux oignons vinaigrés) et bouillon à la viande, coriandre et légumes. Le cadre est vraiment sympa et ici la cuisine est plutôt bonne... 

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29 avril 2019

L'Ouzbékistan : un peu d'histoire...

Avant de partager notre voyage en images, je tenais à vous faire un petit topo sur ce pays méconnu d'Asie Centrale. Je vais essayer d'être brève mais cela me paraît indispensable pour la compréhension de cette région du monde en pleine transformation. Cela me permet aussi de répondre aux nombreuses questions de notre entourage : pourquoi partir en Ouzbékistan ? Et c'est où exactement ? 

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D'un point de vue géographique, l'Ouzbékistan appartient aux pays d'Asie Centrale, situés entre la Turquie et la Chine, au sud de la Russie, sur le trajet historique de la route de la soie. Ancienne République Soviétique, c'est un Etat indépendant depuis 1991 qui possède actuellement 31 millions d'habitants. La langue officielle est l'Ouzbek. C'est un Etat laïc dont 94 % de la population sont des musulmans sunnites.

Dans l'Antiquité, cette région du monde appelée Sogdiane appartient à l'empire Perse des Achéménides, puis fait partie des conquêtes d'Alexandre le Grand (IVe siècle avant JC). Samarcande devint une plaque tournante du commerce de la soie et des épices entre la Chine et l'Europe sous les royaumes grecs héllenistiques de Sogdiane-Bactriane. 

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Détail de la fresque du roi Sogdien Varkhouman recevant des dignitaires chinois, VIIe siècle, Musée d'Afrosiab à Samarkand (Photo Marsuline, mai 2019).

Elle subit ensuite de nombreuses invasions successives : les Perses Sassanides, les Huns blancs venus de Chine, les Turcs... Puis les Arabes au VIIIe siècle qui instaurèrent la religion musulmane. Auparavant, la religion était le zoroastrisme (ancienne religion monothéiste de la Perse antique, pratiquée encore dans certaines régions d'Iran et d'Asie centrale). Les Perses Samanides reprennent la région au Xe siècle, puis les Turcs à nouveau... jusqu'à la terrible conquête des Mongols avec Gengis Khan qui prît Samarcande en 1220.

Timur Lang (le fameux Tamerlan), guerrier turco-mongol érige à partir du XIVe siècle un immense empire englobant l'ensemble de la région avec Samarcande comme capitale. Tamerlan et ses successeurs ont laissé de grandes réalisations culturelles, artistiques et scientifiques, symboles de ce que les historiens appellent la Renaissance Timouride du XVe siècle.

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Le grand Timur, statue de Tachkent (Photo Marsuline, mai 2019).

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la région est divisée en différents Khanats (petits royaumes) administrés par un Khan (Le Khanat de Khiva, celui de Boukhara...). Les Russes commencent leur conquête dès les années 1860 et regroupent administrativement sous le nom de Turkestan, les territoires conquis. 

De 1924 à 1929, les autorités soviétiques découpent le Turkestan de façon arbitraire en 6 Républiques Socialistes Soviétiques (le Kazasthan, l'Ouzbékistan, le Kirghizstan, le Tadjikistan, l'Afghanistan et le Turkménistan). L'Ouzbékistan devient ainsi une entité unique en 1924 avec Tachkent pour capitale en 1930. 

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Pendant la seconde guerre mondiale, le pays est transformé en base arrière pour les troupes et les réfugiés de la partie septentrionale de l'URSS qui fuient les avancées allemandes, ce qui renforce et explique la russification du pays.

Dès lors, l'Ouzbékistan devient "le grenier à coton" de l'URSS avec une politique de monoculture du coton nécessitant de grandes quantités d'eau et d'engrais chimique. L'ensemble des cours d'eau provenant des montagnes du sud sont détournés pour irriguer les cultures, les fleuves ne sont plus alimentés et ne peuvent plus atteindre la mer d'Aral qui s'assèche progressivement. S'ensuit une catastrophe écologique majeure dont les effets sont encore visibles aujourd'hui : la mer d'Aral est réduite à la portion congrue, le climat change, ainsi que la végétation. Le sel remonte à la surface et rend les terres infertiles...

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Sur cette photo prise à environ 200 km de la mer d'Aral, on voit bien les dépôts de sel remontant à la surface sur la terre (Photo Marsuline, mai 2019).

Depuis quelques années la situation s'améliore un peu, des politiques de diversification des cultures sont mises en place et encouragées comme la culture traditionnelle des mûriers pour la soie, mais cela prend du temps... Il y a encore beaucoup de champs de coton...

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Le travail aux champs (la plupart sont des femmes), elles aèrent la terre pour que les plants de coton puissent pousser... sur la route près de Boukhara (Photo Marsuline, mai 2019)

En 1990, les Russes se retirent brutalement laissant un pays exsangue et désorienté. Islam Karimov, le nouveau président, applique une politique autoritaire où les partis d'opposition sont muselés et tout acte de rébellion réprimé. Tout en essayant d'ouvrir son pays aux investisseurs étrangers...

La nouvelle politique nationaliste s'appuie sur la figure historique de Tamerlan. Un programme de restauration des monuments de la période timouride à grande échelle est mis en place suivi d'un réaménagement radical et parfois contestable des villes et des sites. Face à la menace islamiste du début des années 2000 (attentats de 1999 et 2004), Karimov réprime dans le sang une insurrection populaire (massacre d'Andijan en mai 2005). 

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Aménagement de la place du Registan à Samarcande (Photo Marsuline, mai 2019).

Depuis la mort de Karimov en 2016, le nouveau président, Shavkat Mirziyoyev, a la volonté de s'ouvrir encore plus vers l'Occident et de développer le tourisme. En octobre 2018, les visas touristiques ne sont plus obligatoires pour les Français (c'est en grande partie, cette annonce qui nous a décidé) et depuis pour plus de 45 autres pays. 

Samarcande est un mot magique, qui fait rêver... Depuis longtemps, toujours attirée par les steppes, l'art islamique, les récits de voyageurs et après avoir vu une exposition de photographies au Musée des Arts Asiatiques de Nice en 2007 : "Il était une fois, Samarkand", j'avais très envie d'y aller. C'est chose faite, je ne réalise pas encore... 

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La suite... en suivant la caravane.

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28 avril 2019

Oeufs cocottes aux asperges et saumon fumé

Voici l'entrée du repas de Pâques, ratée le jour J, refaite dans la semaine et délicieusement réussie ! 

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Pour 4 verrines : j'ai utilisé des pots "Le Parfait" petit modèle mais vous pouvez vous servir de tous contenants passant au four - 2 bocaux de pointes d'asperges blanches - 250 gr de mascarpone - Une 1/2 c à c de ciboulette ciselée - Une botte d'asperges vertes - 100 gr de saumon fumée coupé en petits morceaux - 4 oeufs et 4 oeufs de caille (facultatif) - Sel & poivre - Quelques pignons pour la déco.

Préchauffez votre four à 180° - Epluchez grossièrement les asperges vertes et faites les cuire dans de l'eau salée - Pendant ce temps, égouttez et rincez les pointes d'asperges blanche et les mixer au mixeur plongeant - Ajoutez le mascarpone et la ciboulette, bien mélanger - Salez & poivrez si besoin - Répartir dans les bocaux - Recouvrez avec le saumon fumé coupé en morceaux - Coupez les têtes d'asperges vertes qui ne doivent pas être trop cuites - Réservez - Cassez un oeuf dans chaque bocal et déposez autour les pointes d'asperges et les pignons - Poivrez - Enfournez à 180° pendant 20 mn (ne pas couvrir avec le couvercle) - Laissez à peine refroidir et mangez vos oeufs avec des mouillettes au beurre et vos restes d'asperges vertes.

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Photo bonus du champs derrière chez nous avec cette belle lumière de vendredi soir juste avant l'arrivée de la pluie...

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26 avril 2019

Lectures hivernales

Des lectures variées et fortes en émotions pour ce premier trimestre 2019 présentées ici par ordre chronologique :

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Un roman construit comme un docu-fiction. A partir d'archives historiques, Stefan Hertmans nous transporte au XIe siècle au temps des croisades, où Vigdis, la catholique normande devient par amour Hamoutal, la prosélyte de Monieux, un village du Vaucluse au pied du Mont Ventoux... Une construction littéraire déroutante mêlant sources archéologiques et histoire romanesque.

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Alfa, tirailleur sénégalais, n'a pas pu abréger les souffrance de son frère d'âme Mademba sur le champ de bataille. Une faute impardonnable pour Alfa qui sombre dans la folie... Une terrible fable lancinante sur les horreurs de la Grande Guerre, la culpabilité et le déracinement... 

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Le portrait d'une France désenchantée qui souffle le chaud et le froid. De bons moments de lecture avec plus d'émotions que dans ces précédents livres et de bonnes réflexions pleines de bon sens. Mais son énergie provocatrice laisse place parfois à l'ennui et souvent à la résignation... Houellebecq deviendrait-il attachant ?

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images Benoît, la petite quarantaine, semble reconnaître la silhouette d'Irina, son amour de jeunesse disparu sans laisser de traces il y a plus de 20 ans. Sa triste vie va étrangement basculer... Un roman que l'on ne lâche pas ! Je le qualifierais de thriller romanesque horticole. Une belle histoire sur la disparition des êtres aimés.

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images En 1982, à la veille des massacres de Sabra et Chatila, au Liban, Georges, jeune metteur en scène français, a le projet fou de jouer Antigone d'Anouilh avec des acteurs de toutes confessions sur le front des combats... Il poursuit ainsi l'idée de son ami grec Samuel tombé gravement malade. Quand le théâtre tragique se confronte à la guerre, cela donne un roman fort et intense, que je ne suis pas prête d'oublier. Mon coup de coeur de cet hiver !

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Difficile de passer après Le quatrième mur de Sorj Chalandon, Olga est un beau portrait de femme dans l'Allemagne orientale de la fin du XIXe siècle aux années 1970. Il comporte trois parties distinctes : fin du XIXe siècle, Olga d'origine modeste se lie d'amitié avec Herbert, fils d'un riche industriel qui ne pense qu'à voyager dans des contrées lointaines... A la fin de sa vie, Olga raconte sa vie à Ferdinand, le fils de la famille où elle travaille... Plus tard, Ferdinand fait des recherches sur cette femme hors du commun et découvre un lot de lettres... Un roman inégal avec des longueurs mais finalement intéressant.

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23 avril 2019

La Pastiera Napolitaine au petit épeautre

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Pour réaliser ce gâteau, je me suis inspirée du superbe blog de cuisine italienne Un déjeuner de soleil en adaptant la recette aux produits que j'ai pu trouver et en y apportant ainsi ma touche personnelle.

J'ai tout d'abord remplacé le blé précuit spécial Pastiera (introuvable à Besançon) par du petit épeautre avec son petit côté craquant. Pareil, je n'avais pas de cédrat confit, donc, je n'ai mis que les oranges confites et rajouté des raisins secs qui apporte une touche de douceur.

A la fin, mon gâteau n'avait pas de croisillons de pâte sur le dessus car j'ai été un peu juste en quantité pour la pâte sablée sucrée... Ci-dessous, je vous ai modifié les quantités pour la pâte afin de pourvoir réaliser les croisillons traditionnels. (J'ai aussi diminué les proportions de sucre... mais là c'est habituel !).

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Pour la pâte sablée sucrée  : 300 gr de farine - 120 gr de beurre - 50 gr de sucre semoule blanc - 1 oeuf + 1 jaune - Le zeste d'un citron jaune - Une pincée de sel.

Pour le blé : 250 gr de blé précuit pour Pastiera ou 250 gr de petit épeautre mondé - 1/3 de litre de lait - 1 sachet de sucre vanillé - 2 c à s de crème fraîche épaisse.

Pour la garniture : 250 gr de Ricotta - 100 gr de cassonade - 100 gr d'écorces d'orange confite - Une bonne poignée de raisins secs blonds - 4 jaunes d'oeufs et 3 blancs - Le zeste d'un citron jaune - 1/2 c à c de cannelle en poudre - 3 c à soupe d'eau de fleur d'oranger - Du sucre glace et des petits oeufs en sucre pour le décor.

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Dans l'idéal, le gâteau se fait 2 jours avant ou au moins la veille - Le jour avant sa réalisation, faites tremper le petit épeautre dans de l'eau tiède - Le jour J, égouttez-le et faites le cuire 30 mn dans de l'eau - Egouttez, puis, mettez-le à cuire avec le lait, la crème et le sucre vanillé à petit feu - C'est long car le lait doit être en grande partie absorbé (c'est un peu dur avec le petit épeautre...) - Laissez refroidir.

Pendant ce temps réalisez la pâte sucrée : mélangez la farine, le sucre, le sel et le zeste de citron - Ajoutez le beurre ramolli et les oeufs - Formez une boule homogène - Etalez la pâte dans un moule à manqué (en silicone) ou un moule à gâteau amovible pour cheesecake (après plusieurs essais, je préfère étaler les pâtes sucrées de suite sans passer par l'étape frigo car je trouve que c'est plus facile).

Préchauffez votre four à 150° - Dans un saladier, mélangez la Ricotta, la cassonade, la cannelle, le zeste de citron, les oranges confites en petits morceaux, les raisins secs, les jaunes d'oeufs, le petit épeautre refroidi et l'eau de fleur d'oranger - Montez les deux blancs en neige et incorporez-les délicatement au mélange précédent - Versez cette préparation sur la pâte, puis déposez dessus délicatement vos croisillons de pâte (ou pas) - Enfournez pour une heure de cuisson (parfois plus, le dessus doit dorer) - Refroidir et conservez au frigo.

C'est un gâteau dense et un peu rustique aux multiples saveurs. Un petit morceau suffit pour vous régaler, idéal pour les grandes tablées.

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Voici le blé idéal pour réaliser la Pastiera Napolitaine, précuit, vous le mettrez directement à cuire avec le lait (si vous en trouvez...).

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